Nous avons appris avec satisfaction le refus par le Ministre Philippe HENRY de la demande de permis pour le projet CITTA VERDE à Farciennes. Farouchement opposé à ce projet depuis 3 ans, Le Collège namurois ne peut que se réjouir à l’annonce d’une telle nouvelle.
Pour mémoire, en séance du 28 août 2007, le Collège communal namurois s’est déjà opposé au projet « Citadelle » en exerçant son droit de recours à l’encontre de la décision d’octroi du permis unique. Suite à ce recours, le précédent Ministre de l’Aménagement du Territoire, André ANTOINE avait déjà refusé le projet. Deux solutions s’offraient alors au promoteur : introduire un recours au Conseil d’Etat contre la décision ministérielle ou revoir sa copie. Le promoteur a finalement opté pour la seconde solution.
Soumis à l’enquête publique fin janvier 2009, ce second projet, rebaptisé à l’occasion CITTA VERDE, n’avait pas convaincu le Collège namurois quant au respect des principes fondamentaux d’un bon aménagement territorial.
Défendre et renforcer un modèle durable d’implantation commerciale :
Namur désire protéger et renforcer ses deux axes commerçants forts (hypercentre de la Corbeille et axe Materne à Jambes), situés en centre-urbain et bien desservis en transports en commun. La Ville s’est d’ailleurs opposée sur son propre territoire au projet d’un centre commercial décentré et concurrent à Rhisnes. En outre, à Namur, chaque demande d’implantation commerciale est analysée avec l’outil d’aide à la décision du BEP, dont un des avantages est de pouvoir appréhender les projets à l’échelle supracommunale.
Un projet non complémentaire et trop proche :
Namur avait donc, à nouveau, exercé son droit de recours à l’encontre d’un projet (52 hectares, 62 cellules dont douze grandes surfaces et trente moyennes, 1.500 places de parking) dont la dimension dépassait évidemment le niveau local. Bien que Farciennes ne soit pas une commune limitrophe de Namur, elle est située à peine à 20 km à vol d’oiseau. Dès lors, il est incontestable que ces nouvelles enseignes, « de type moyen à haut de gamme », auraient eu des conséquences négatives sur les commerces existants de Namur.
Une vision dépassée de l’aménagement du territoire :
Etabli entre les pôles urbains de Namur et de Charleroi, éloigné des infrastructures de transport en commun, dans une région où l’offre commerciale est déjà pléthorique, ce projet témoigne d’une vision passéiste de l’aménagement du territoire.
A l’heure où les préoccupations se tournent vers une requalification des centres urbains, soutenue par une mobilité douce, le Collège namurois tient à remercier publiquement le Ministre Henry d’avoir tenu tête à la spéculation immobilière, en privilégiant l’intérêt public et une vision responsable de l’aménagement du territoire wallon.
Le Collège communal de la Ville de Namur