Mardi 7 avril 2009

 



Du 18 au 26 avril, la Ville de Namur organise la Semaine de l’Aménagement durable. Cette seconde édition mettra l’accent sur le patrimoine naturel, paysager et architectural namurois.

 

L’objectif de cette semaine est de sensibiliser le public namurois à la qualité de son patrimoine remarquable mais aussi de susciter la réflexion sur sa préservation, sa réaffectation, sa restauration et sa valorisation.


Une nouveauté cette année : l'édition du catalogue des deux expositions (2008 et 2009)!
 

Au programme :

 

 

  • Une nouvelle exposition en plein air avec 58 photographies aériennes sur les plus beaux trésors du patrimoine namurois ;
  • Deux cycles de conférences : l’un centré sur des problématiques patrimoniales spécifiques comme le règlement d’urbanisme sur les propriétés mosanes, l’autre, en soirée, sur des grands sujets patrimoniaux comme la mise en lumière de la Citadelle;
  • Des visites guidées durant toute la semaine et les week-ends des 18-19 et 25-26 avril.



Profitons de cette semaine riche en activités pour réfléchir ensemble à la valorisation de notre patrimoine commun et à l’héritage que nous laisserons à nos enfants.

Ne ratons pas l’opportunité d’en tirer sens, profit et bien-être. Ayons l’audace de créer le patrimoine de demain !

Pour plus d'informations, cliquer
ici

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Evènements
Recommander
Vendredi 13 mars 2009

Conférence de presse

Vendredi 13 mars 2009

Longtemps, on ne s’est guère soucié des coûts environnementaux, économiques et sociaux de la mauvaise isolation de nos bâtiments, de l’étalement urbain, du manque de mixité sociale et fonctionnelle des nouvelles zones en développement. Cette politique à courte vue gaspille l’espace, abime les paysages, grignote les terres agricoles, augmente considérablement les besoins de déplacements et multiplie les infrastructures à charge de la collectivité.

Désormais, nous devrons aménager, rénover et construire autrement : des bâtiments basse-énergie ou passifs, des éco-quartiers et surtout reconstruire la ville sur elle-même. La ville durable est compacte, dense et mixte. Elle mise sur les modes de déplacements doux et sur les transports collectifs. Elle est à taille humaine, favorise le bien-être et garantit la cohésion sociale.

 

La nécessité de penser et de construire la ville autrement est au cœur de la Déclaration de politique communale du 5 mars 2007, dont voici quelques extraits significatifs :

 

« Une vision responsable, orientée vers l’intérêt général et le long terme, est particulièrement de mise en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire. La politique du « coup par coup » doit en être bannie.

 

Une attention particulière sera portée au respect des caractéristiques urbanistiques des quartiers, à la lutte contre le gaspillage énergétique, l’étalement urbain, le mitage du paysage.

Pour un développement urbanistique maîtrisé de Namur, la Commune respectera les principes clés d’un aménagement responsable : centralité, densité raisonnée et mixité.

Nous ferons un effort particulier pour réduire la spéculation immobilière et pour étoffer l’offre de logement moyen.

 

Nous nous doterons des outils nécessaires pour mener à bien notre tâche. Un schéma de structure, assorti de compléments réglementaires, sera élaboré pour servir de référence dans l’aménagement durable de notre territoire. »

 

« La majorité entend préserver et dynamiser le tissu commercial exceptionnel de Namur. Il convient de s’opposer au développement non contrôlé de complexes commerciaux de nature à lui porter préjudice. Nous serons attentifs à défendre tant notre « galerie commerçante à ciel ouvert » du centre-ville que nos commerces de proximité dans les villages. »

 

Du discours de la méthode à la pratique

 

Pour concrétiser le changement de cap inscrit dans la Déclaration de politique communale, il a fallu mettre au point une nouvelle façon de travailler, qui s’appuie sur des lignes claires d’aménagement durable, sur des outils pertinents d’analyse et de prospective, ainsi que sur des cadres réglementaires nouveaux qui dotent la commune des moyens légaux de ses ambitions.

 

La politique urbanistique à Namur n’est pas le fait du prince et elle ne procède pas de l’arbitraire d’un seul échevin. Elle s’articule autour de pratiques démocratiques et d’une gestion durable du territoire et des ressources dont nous disposons, orientée vers l’intérêt public.

 

Une transversalité bien rodée

Politiquement, les dossiers importants ont depuis toujours été traités de manière transversale avec les partenaires de la majorité :

  • La gare, le casino, le stade de foot
  • Les centres commerciaux
  • Les schémas directeurs, le schéma de structure
  • Les villas mosanes et le futur RCU sur les propriétés mosanes
  • Les carrières de Lives et de Beez

 

Administrativement, la collaboration entre le service de l’Urbanisme et de celui de l’Aménagement du territoire est renforcée sur les grands dossiers. Ils font partie d’un même département, sous la conduite du même échevin. Chacun de ces services a reçu le renfort d’un architecte, plus spécialement pour l’analyse des lotissements et la prise en compte de la problématique énergétique.

 

Démocratiquement, le Collège prend soigneusement en compte les avis de la CCATM et ceux exprimés lors des enquêtes publiques. Il n’est plus question de s’assoir sur les avis de la CCATM, dont les membres ont été renouvelés pour une meilleure prise en compte des enjeux nouveaux en la matière.  Il n’est pas question non plus de balayer les avis des enquêtes publiques d’un revers de la main. Nous prenons souvent la peine de nous rendre sur le terrain, d’organiser des réunions de conciliation entre riverains et promoteurs, en tenant à chacun le langage de la responsabilité, de l’intérêt public et des contingences économiques, administratives et légales.

Au bout du compte, le Collège ou le Conseil sont amenés à livrer des avis d’opportunité d’intérêt général, qui précisent et complètent le cadre juridique du plan de secteur. 

 

Une vision globale de l’Aménagement du territoire

Afin d’assurer dès le départ une orientation claire des projets d’urbanisme et d’aménagement du territoire, le service Aménagement du territoire est devenu la «porte d’entrée» des avant-projets qui, par leur envergure territoriale ou thématique, demandent une approche transversale. Auparavant, les projets déposés étaient directement étudiés par les techniciens de l’Urbanisme et transmis pour accord au Collège.

Aujourd’hui, le service  Aménagement du territoire analyse les avant-projets selon une grille globale qui prend en compte le niveau de densité, la présence des équipements publics, l’implantation urbanistique, la mixité sociale et générationnelle, la qualité des espaces publics, la mobilité, le stationnement en voiries, le traitement des eaux de pluies et usées, l’environnement, les espaces verts, l’intégration paysagère, les matériaux, les préoccupations énergétiques, notamment.

Le travail est également établi en lien avec les autres services concernés comme l’Urbanisme, la Mobilité, l’Infrastructure et le D.E.P. (Environnement et Eco-conseil), voire les Affaires économiques, les Affaires sociales, le Service logement, le CPAS, les Finances et le Bureau d’Etudes Bâtiments, si besoin est.

Au terme de l’analyse, un avis Aménagement du territoire est donc rédigé à l’attention du Collège, concernant les avant-projets de permis de lotir ou de permis d’urbanisme. 

Cette procédure, mise en place depuis la mi-2007 et confirmée par une délibération du Collège, permet d’agir bien en amont, ce qui est plus sécurisant pour les promoteurs et ce qui offre la possibilité d’un dialogue constructif jusqu’à l’acceptation d’un projet répondant aux exigences de la commune.

 

D’autre part, afin de limiter l’étalement urbain, coûteux en infrastructures et en service publics, le Collège a pris la décision en juin 2008 de ne plus ouvrir de nouvelles voiries en-dehors du périmètre d’agglomération. Les voiries nouvelles doivent toutes être publiques pour ne plus laisser derrière nous des voies privées que les riverains n’entretiennent plus à la longue (50 voiries pour un total de 75 kms !). Avec 1100 kms de routes communales, Namur n’a plus les moyens d’entretenir un parc de voiries éloignées du centre, à faible densité d’habitations.

 

Les fondamentaux de l’Urbanisme

L’analyse des demandes de permis d’urbanisme se fait selon quelques principes fondamentaux de bon aménagement des lieux, qui doivent garantir l’intégration des projets dans le voisinage et dans leur environnement :

  • Implantation du bâti : pas de constructions en arrière-zone, respect de la quiétude des zones de cours et jardins à l’arrière (pas de garages), préservation de l’intimité (pas de vues directes indiscrètes sur les voisins) et de l’ensoleillement du voisinage.
  • Environnement : attention aux zones inondables, éviter la minéralisation excessive des zones de stationnement (objectif maintient de la perméabilité des sols), favoriser la végétalisation des parcelles (rapport correct entre le bâti et non bâti, surfaces perméables, toitures vertes)
  • Logement : éviter la division de maisons unifamiliales en appartements ou kots en première couronne, viser la mixité sociale et générationnelle dans les immeubles à appartements
  • Architecture : favoriser les projets économes en énergie, encourager l’architecture contemporaine, en évitant toute forme de banalité, veiller à l’intégration dans l’environnement bâti
  • Santé publique : éloignement des lignes haute tension, respect des critères de salubrité (arrêté du Gouvernement Wallon du 11 février 1999) et de bien-être (éclairage naturel, balcon, jardin, cave), exposition aux bruits et à la pollution le long des axes de circulation
  • Sécurité : avis des pompiers, sécurité routière à la sortie de la parcelle, présence d’un trottoir ou d’un accotement
  • Mobilité : proximité des transports en commun, local vélos et poussettes, emplacements de stationnement sur la parcelle à bâtir

 

Une offre commerciale cohérente

Opposition au développement de grands centre-commerciaux en périphérie : Rhisnes, Assesse et Farciennes. Collaboration avec Gembloux.

 

Préparation de l’arrivée d’un centre-commercial adapté au centre de Namur.

Renforcement des noyaux commerciaux existants sur le territoire communal.

 

Examen attentif des permis pour les commerces de la corbeille et du centre de Jambes :

-          assurer la possibilité d’accès aux étages (en vue d’y aménager des logements)

-          maintien de l’identité des façades et du parcellaire existant

-          fermeture des portes pour économiser l’énergie

 

Des outils d’analyse, d’orientation et de règlement

Mise en place progressive d’outils qui donnent déjà d’excellents résultats :

  • Atlas géostratégique
  • Schéma directeurs
  • RUE (rapport urbanistique environnemental pour la mise en œuvre d’une ZACC)
  • RCU villa mosanes
  • Schéma de structure et règlement d’urbanisme

 

Un dialogue permanent avec les acteurs privés et le fonctionnaire délégué

Une longue liste de dossiers approuvés ou en voie de l’être, orientés vers l’aménagement durable de Namur

 

Des chiffres qui montrent que la méthode et la ligne politique suivies donnent des résultats

 

Statistiques Urbanisme - résumé

 

 

 

 

 

 

2006

2007

2008

Nouveaux appartements

515

400

309

Nouvelles maisons

155

239

216

Surfaces des bureaux (m2)

9411,89

3286,94

3696,79

Surfaces des commerces (m2)

7120,66

15749,97

2142,46

 

Précisions : le nombre d’appartements est en diminution, mais il y a davantage d’offre de 3ch et plus. Le chiffre des maisons nouvelles augmente, mais il faut aussi y ajouter la rénovation des maisons unifamiliales en première couronne.

 

 

Liste des permis de lotir et permis d'urbanisme collectif traités par le service Aménagement du Territoire en 2008

Commune dans le périmètre d'agglomération

Rue

Nombre de logements

Belgrade/Besix

Rues Nelis et Gourdin

184

Flawinne/Maillen

Rues Genot et Jardon

61

Erpent/Nathalie Henry

Chaussée de Marche

75

Vedrin/JM Construction

Rues Biéva et Bovesse

118

Vedrin

Rue Polet

23

Total

 

461

 

 

 

Commune hors périmètre d'agglomération

Rue

Nombre de logements

Naninne

Rue des Acquises

18

Andoy

Rue de Pétia

8

Malonne

Rue de la Navinne

7

Malonne

Rue du Petit Babin

9

Gelbressée

Rue Moens

6

Daussoulx

Rue del'Grete

17

Suarlée

Rue d'Orthey

7

Temploux

Rue de Rhisnes

6

Temploux

Rue Bout du Village

7

Total

 

85

 

 

 

Total global

 

546

 

 

Quelques exemples de grands dossiers analysés et accompagnés par le Bureau d’études du service Aménagement du territoire

JM Construction à Vedrin

Atelier de l’Arbre d’or à Daussoulx

Besix à Belgrade

Thomas et Piron à Naninne

Cobelba à Erpent

 

Quelques exemples de dossiers réorientés en Urbanisme

Wierde sur la N4

Quadratum sur la chée de Waterloo

King Fook Garden

Omega Frabelux chée de Perwez

Rue de la Pépinière

Maison de repos La pairelle à Wépion

ASAP à Wépion chée de Dinant

 

 

Deux exemples de dossiers d’implantation commerciale analysés par l’outil du BEP et orientés vers le développement durable

 

 

Des problématiques difficiles à régler

 

Un achat trop spéculatif entraîne toujours un programme excessif ou inadapté :

  • Trop forte densité au détriment de la qualité des logements
  • La division ou la disparition de l’habitat unifamilal
  • Les vues indiscrètes sur les voisins et la perte d’ensoleillement
  • Les garages dans le jardin
  • La construction en arrière-zone
  • Les problèmes de mobilité
  • L’inadaptation au contexte du quartier ou du village, et à l’environnement
  • L’inadaptation au plan de secteur ou aux règlements
  • Le flou de la règlementation et de son interprétation

 

 

Conclusion : une nouvelle manière de travailler, public-privé, pour coudre durablement le tissu urbain namurois

 

L’urbanisme et l’aménagement du territoire sont des matières complexes et transversales. Elles interrogent notre façon de vivre en société et la hiérarchie de nos valeurs. Elles nécessitent méthodes, lignes directrices et analyse approfondie.

La Ville de Namur s’est dotée d’une ligne politique, de moyens humains et d’outils pour reprendre son territoire en main. La plupart des acteurs l’ont compris et contribuent au projet de ville défini dans la Déclaration de politique communale.

 

L’opportunité d’une décision est le fait qu’elle soit judicieuse ou non. C’est évidemment une question d’appréciation. Mais toute décision doit se prendre (et ceci est un critère de légalité)  en regard d’un critère d’intérêt général. L’autorité doit donc, préalablement à sa décision, établir la balance des intérêts de la collectivité : qu’est-ce que le projet apporte sur les plans économique, social, patrimonial, environnemental, culturel ? Le bilan est-il positif, négatif ? Les besoins sont-ils rencontrés de manière durable ? Il s’agit bien d’un choix politique dont nous sommes, in fine, responsables devant les citoyens.

 

 

Par Arnaud Gavroy
Recommander
Lundi 23 février 2009

Droit de réponse de l’échevin Arnaud Gavroy suite aux informations parues dans le journal La Meuse de ce 23 février 2009



Mis en cause par le journal La Meuse de ce matin, je tiens fermement à réfuter les amalgames et les contre-vérités contenus dans cet article au sujet de l’utilisation de la carte essence d’échevin en 2007.

 

 

Personnellement et violemment mis en cause, je déplore amèrement que le journaliste qui publie des informations contenues dans un courrier daté du 21 février 2008 ne les ait pas vérifiées avant de les publier et qu’il n’ait pas plus pris la peine de les mettre en contexte ou de s’interroger sur les suites qui furent données au courrier sous référence. Je m’étonne de ne pas avoir au moins été confronté à ces informations inexactes avant leur publication afin de pouvoir y réagir et éviter la publication d’informations fausses. Chacun jugera le procédé quant à son élégance, à la prudence et à la rigueur journalistique appliquée en l’occurrence.

 

Contrairement à ce que le laisse entendre La Meuse, le document incriminé n’est pas un rapport officiel fait au Collège de la Ville de Namur. Celui-ci n’en a jamais été saisi. Par conséquent, il n’aurait pu demander des éclaircissements, ni encore moins le transmettre à la Justice. Dans cette affaire, le Collège a toujours transmis d’initiative toutes les pièces utiles tant au Procureur qu’au Ministre Courard. L’accusation de dissimulation à l’encontre du Collège est donc fausse et à la limite du diffamatoire.

 

Ce document est un courrier du chef de service Logistique à son échevin compétent Bernard Ducoffre dans lequel il pose un certain nombre de questions. L’échevin Ducoffre en a transmis une copie au Bourgmestre qui m’en a informé oralement. Il n’y avait rien de neuf par rapport à la problématique des cartes d’essence et des voitures du pool Collège telle que déjà connue à l’époque, sauf une accusation d’avoir profité d’une carte et d’un code chauffeur pour faire deux pleins pour un total de 96 litres. Lorsque j’ai été informé de ce soupçon, soit le 25 février 2008, j’ai immédiatement rencontré le chef de service en question pour lui signifier que je n’étais pas l’auteur de ce fait. La chose était matériellement impossible puisque j’étais en séance du Collège au moment des deux pleins incriminés. Le chef de service a reconnu son erreur et, après enquête, a déterminé qu’il s’agissait d’un chauffeur qui avait utilisé le code d’un de ses collègues ! Vous trouverez en annexe le document attestant ma bonne foi et éteignant de facto la polémique relative à ces 90 litres de carburant. Je m’étonne donc que ce document n’ait pu être en possession de La Meuse alors que le journal a pu obtenir facilement le premier courrier. Si j’avais été interrogé préalablement à la publication de ce rapport, j’aurais pu corriger cette information.

 

Le courrier dont question et sa présentation par La Meuse sont malheureusement truffés d’autres approximations et de contre-vérités :

 

  1. Le seul quota de carburant défini par une délibération du Collège concernait la carte d’essence personnelle mise, jusqu’il y a peu, à disposition de chaque échevin. Il était de 1.800 litres en 2007. Je rappelle que j’en ai utilisé 1.498 litres cette même année, dans le cadre de mes déplacements professionnels. Parler de dépassement de quota est, dans ce cadre, une erreur !
  2. La voiture Opel Zafira du pool Collège est attribuée en priorité, mais non exclusivement, aux quatre échevins et président de CPAS Ecolo. Il est faux de prétendre que je dispose personnellement et en permanence d’une voiture Collège. Tous les membres du Collège sont logés à la même enseigne. L’entièreté du kilométrage ne peut donc m’être attribuée.

Par ailleurs, les kilomètres parcourus le sont indépendamment des quotas d’essence attribués à chaque mandataire jusqu’il y a peu.

Précisons encore que les 956 litres utilisés en 2007 sont en-dessous des niveaux de 2004 (1.050 litres) et de 2005 (1.294 litres), ce qui démontre à suffisance que l’usage qui est en fait par les mandataires concernés se situe dans la norme et est tout à fait raisonnable pour une Ville de la taille de Namur.

Pour ce qui me concerne, j’ai également et sans difficulté justifié mes déplacements professionnels avec ce véhicule.

 

  1. Lorsque deux échevins du même parti doivent effectuer un déplacement au même moment, il tombe sous le sens qu’un des deux doit prendre un autre véhicule du pool Collège, même si celui-ci est en principe attribué à un parti qui n’est pas le sien. Il est par exemple déjà arrivé que la Zafira « Ecolo » soit utilisée par un échevin MR sans que l’on trouve quoique ce soit à y redire ! Lorsqu’on rentre d’un déplacement après la fermeture de l’administration, il paraît « normal » de conserver la clé au secrétariat de son cabinet. Tout ceci procède d’une gestion pratique sans qu’il faille y voir un détournement des normes.

 

J’avais cru avoir fait l’essentiel il y a 8 mois en m’expliquant dans le détail quant à l’utilisation des facilités accordées aux échevins namurois en matière de mobilité. Je suis disponible pour réitérer ces explications à quiconque le souhaite.

 

Je rappelle également la décision des mandataires ECOLO de renoncer à ce système dès avant son annulation par le Ministre Courard et de rembourser la totalité des pleins d’essence effectués depuis le début de la législature avec les cartes essence de la Ville de Namur, par désaccord avec un système peu clair hérité du passé et par volonté de clarification, conforme avec l’éthique de tout mandataire écologiste.

 

Cela étant précisé, il me semble utile de revenir sur les conditions de travail d’un échevin à Namur, ville de 107.000 habitants, plus étendue que les 19 communes bruxelloises réunies. Le citoyen est en droit d’avoir des échevins, particulièrement s’ils ont en charge des matières comme l’urbanisme, le patrimoine ou les travaux, qui sortent de leur bureau et qui vont sur le terrain pour étudier en profondeur les dossiers. Il est normal, logique et souhaitable que nous disposions dans ce cadre des moyens minimaux de remplir notre tâche. Il serait temps de cesser de critiquer n’importe quoi n’importe comment à Namur. Le Collège ne manque pas de déontologie. Il travaille dur pour redresser la commune et répondre aux exigences citoyennes, sans détourner les deniers publics ou disposer de moyens comparables à ceux déployés à Liège ou Charleroi.

 

Pour ma part, mes efforts sont tout entiers tournés vers la réalisation des objectifs que la majorité namuroise s’est fixés, notamment en vue d’un aménagement plus durable de notre belle ville.

 

Arnaud GAVROY

Premier échevin de la Ville de Namur

Par Arnaud Gavroy
Recommander
Vendredi 20 février 2009

Il paraît que M. Bouvier veut en découdre avec l'échevin de l'urbanisme... Des projets « ambitieux » seraient bloqués sur Namur!
Mais qu’est-ce que l’ambition pour M. Bouvier ? 
Aligner des chiffres ronflants, sonnants et trébuchants…

 

Monsieur Bouvier et ses amis veulent construire tout de suite 1500 nouveaux logements …  soit près de 36% en plus que ce qui est projeté pour le plateau d’Erpent au cours des vingt prochaines années ! Est-ce seulement réaliste sur le plan économique ?

 

Créer 20.000 m² de commerce, soit l’équivalent d’un centre commercial, alors que l’on sait pertinemment, vu la conjoncture  (diminution des dépenses commerciales des ménages, peu de croissance des revenus…) qu’en la matière il n’y a pas de création d’emplois, mais juste des délocalisations ! Et à quel endroit ? Certes pas en centre-ville, alors que c’est là que nous avons le plus besoin et que nous y travaillons par ailleurs.
M. Bouvier pense très certainement à des sites industriels décentrés comme le site de «  l’Atelier » à Jambes, au mépris du plan de secteur, des commerces existants sur notre territoire communal et des problèmes de mobilité.

 

Eriger 5000m² de bureaux… alors que le rapport des notaires vient de conclure à une offre excédentaire de bureaux sur Namur !

 

En tout cas, le service de l’urbanisme et moi-même n’avons jamais été mis au courant de tous ces projets !

 

Mais que les Namurois se rassurent, non le jeu du Monopoly n’est plus à la mode à Namur, oui il y a quantité de bons projets qui obtiennent un permis dans notre ville.


Mais c’est quoi au fait un bon projet ?

Un projet qui tienne compte du voisinage et de l’environnement, qui offre de la mixité d’habitat, qui relève le défi énergétique, qui se préoccupe des conséquences sur la mobilité, qui rénove le patrimoine sans le dénaturer, qui renforce l’attractivité du centre ou qui complète utilement le tissu socio-économique namurois.

 

Et c’est quoi un mauvais projet ?

Un immeuble hautement spéculatif qui prive de soleil les parcelles d’à côté, qui viole votre intimité de voisin, qui met des voitures et des garages dans les jardins, qui détruit le beau patrimoine et la nature, qui bétonne les zones inondables, qui accentue les embouteillages et qui pose des problèmes de sécurité routière, qui expose les habitants au bruit, qui organise la division des logements unifamiliaux et qui poussent les jeunes ménages namurois à migrer vers les autres communes…

 

Une ville vraiment moderne est à taille humaine. Elle est une matière vivante, faite par des citoyens pour des citoyens. Elle respecte tout le monde et fait attention à son empreinte écologique. Elle s’appuie sur des valeurs héritées de son passé pour se projeter dans un avenir durable. Elle est lieu de rencontre, de confrontation et de construction d’un projet collectif au service du bien public. Elle est fière de son histoire mais elle ne craint pas la nouveauté lorsque les changements sont nécessaires.

 

Je crois en ce modèle pour Namur !

 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Urbanisme
Recommander
Mardi 17 février 2009

 

 

  

On se souviendra des remous soulevés sous la précédente législature par les projets commerciaux  projetés dans le zoning de Rhisnes et sur la dalle de la gare :

le premier parce que trop éloigné de la ville et le second parce que trop important dans son programme par rapport au tissu commercial existant (30.000 m²).

 

Dès le début notre majorité a clairement indiqué qu’il n’y aurait pas de centre commercial à Rhisnes ni ailleurs en périphérie namuroise. Nous avons également combattu avec succès les projets d’Assesse et de Farciennes qui pouvaient nuire à l’attractivité et à la centralité de « notre galerie commerçante à ciel ouvert » du centre-ville et concurrencer dangereusement nos commerces périphériques. Mais nous avons également dit que nous encourageons la création d’un pôle commercial nouveau en plein centre de Namur, de taille limitée pour venir compléter et renforcer notre tissu commercial, face à la concurrence de plus en plus affirmée d’autres cités.

 

Je vous renvois à ce sujet à notre déclaration de politique générale du 4 mars 2007 :

La majorité entend préserver et dynamiser le tissu commercial exceptionnel de Namur. Il convient de s’opposer au développement non contrôlé de complexes commerciaux de nature à lui porter préjudice. Nous serons attentifs à défendre tant notre « galerie commerçante à ciel ouvert » du centre-ville que nos commerces de proximité dans les villages.

Mais nous devons aussi faire preuve d’anticipation et intégrer à notre stratégie de développement les enjeux liés à l’évolution des pratiques de commerce et des habitudes d’achat.

 

Un centre commercial de moyenne taille (20.000m² bruts) ne pouvait cependant s’envisager sur la dalle de la gare pour trois raisons :

  1. le coût des travaux pour un privé l’oblige à envisager un méga centre-commercial qui aurait pour conséquence de vider de sa substance l’axe commercial principal des rues de l’Ange et de Fer.
  2. la dalle est trop éloignée des commerces existants. Sa position occasionne une rupture peu propice au passage vers les rues commerçantes à ciel ouvert. Un complexe classique avec un mall (une rue intérieure) retiendrait les clients nouveaux sans les orienter vers le reste de la ville.
  3. la taille du complexe poserait de lourds problèmes d’intégration urbanistique, sans parler de l’extension de la dalle actuelle qu’elle sous-entend soit pour bénéficier de suffisamment de m² soit pour y installer le parking nécessaire.

 

C’est ce que nous avons dit à 6 reprises entre le 27 décembre 2006 et le 3 juin 2007 à la SNCB et aux trois groupes immobiliers qui sollicitaient un entrevue avec le bourgmestre, l’échevine du commerce et moi-même, à savoir Forum Invest, Codic et Wilhelm & Co.

 

Le 3 juillet, le Collège prenait une délibé pour officialiser sa position et la communiquer à la SNCB, en lui demandant d’intégrer ces recommandations dans son cahier de charges pour l’aménagement de la dalle de la gare :

·  L’étendue de l’aménagement, limitée à la dalle existante afin de favoriser un meilleur contrôle et une meilleure « absorption » du projet par le tissu urbain namurois mais aussi de limiter les nuisances excessives d’un chantier trop colossal ;

·  L’approche fonctionnelle qui ne peut être limitée à la seule fonction commerciale, mais qui devra intégrer une mixité de fonctions (administration, services et/ou loisirs et petites cellules commerciales), afin d’étendre la plage horaire des activités sur le site et de favoriser les combinaisons entre celles-ci;

·  L’approche architecturale et énergétique qui devra favoriser une architecture intégrée au contexte urbain local, plutôt qu’un type « importé » peu soucieux de l’identité namuroise. Il s’agit de prendre en compte la gare et les bâtiments du MET ainsi que la très grande proximité de la Corbeille.  Le Collège souhaite donc que soient étudiées les perspectives à partir de la Citadelle, de la rue Godefroid, des ponts de Louvain et d’Heuvy, du quartier de Bomel ainsi que de la descente de la chaussée de Louvain. Il convient également d’intégrer le volet énergétique dans la conception du projet (ventilation, utilisation de la lumière naturelle, énergie solaire…);

·  La mobilité: le site étant extrêmement bien localisé, il faut profiter de l’opportunité qu’offre le projet d’aménagement pour poser une réflexion en termes de mobilité et de multimodalité. Il conviendrait ainsi d’établir une meilleure liaison entre les gares des trains et des bus, de réintégrer l’idée du by-pass afin d’empêcher le transit devant la gare. La création d’un relais vélo de grande capacité est également souhaitable, ce qui implique de facto une collaboration étroite entre la SCNB, le TEC et la Ville de Namur ;

·  Le lien avec le quartier de Bomel: la couverture de la dalle ne doit en aucun cas obstruer la lumière naturelle au-dessus du passage du premier niveau entre la Corbeille et le quartier de Bomel. Des activités de services et/ou de loisirs devraient en outre apporter davantage de sécurité nocturne dans ce passage. Un passage à ciel ouvert, accessible à toute heure tant à pied qu’à vélo, doit également être envisagé.

 

Sur ces bases nouvelles, la SNCB lance son concours pour l’aménagement de la dalle en octobre 2007. Les offres seront déposées pour le 25 février 2008. Les résultats sont décevants pour la SNCB.

Codic renonce à son offre de 23.000m² de bureaux.  

Forum Invest se retire aussi, jugeant qu’un projet commercial sur la gare ne peut rencontrer les remarques émises par la ville.

Seul, Wilhelm &Co reste dans le concours et propose un projet avec doublement de la surface de la dalle pour un méga centre-commercial de 53.000m². Deux autres projets sont également déposés mais qui n’enthousiasment pas la SNCB, avec raison, comme nous avons pu nous en rendre compte l’échevine du commerce et moi-même puisque nous étions comme observateurs à la défense des projets devant le jury le 12 septembre 2008. La SNCB s’est rangée à l’idée de ne pas étendre la dalle actuelle car ses navetteurs ont déjà été trop gênés par des années de travaux à la gare de Namur.

Entre-temps, Forum Invest a travaillé sur un autre projet de centre commercial sur l’îlot du square Léopold dont il a acheté le parking il y a plusieurs années. Ce projet se résume à ces quelques lignes directrices :

  • Maintien du parking actuel et développement de nouveaux emplacements pour un total de 1034 places (contre 600 aujourd’hui)
  • Rénovation et extension des surfaces commerciales (19.600m² bruts, y compris avec les réserves et les bureaux)
  • Implantation sans mall intérieur de surfaces commerçantes tournées vers la rue de Fer et dans le prolongement immédiat de celles-ci

Bref, un projet qui pourrait rencontrer les désidératas que nous nous étions fixés. Un projet possible à cet endroit, à la condition que la gare des bus trouve un nouveau lieu d’accueil car le centre commercial a besoin de cet espace pour s’y développer.

Nous prenons donc contact en juin 2008 avec la SRWT.

D’emblée, la SRWT est intéressée par le projet d’une nouvelle gare des bus. Celle de Namur est obsolète, tristounette et insuffisante. Le TEC connaît un succès croissant qu’il faut encourager et accompagner pour augmenter encore l’accès multimodal de notre centre-ville, engagement que nous avons également pris dans notre déclaration de politique générale.

La SRWT va alors plancher sur un projet et propose le 14 juillet 2008 d’installer une nouvelle gare des bus à gauche de la gare des trains sur le boulevard E.Mélot. Il faut cependant acheter l’immeuble de la poste et la connexion à la circulation du boulevard n’est pas évidente à réaliser.

 

Le 9 octobre 2008, nous rencontrons à nouveau des responsables de la SNCB pour tenter de les convaincre de consacrer une partie de leurs terrains pour la réalisation d’une nouvelle gare des bus. Et c’est là qu’un des responsables de la SNCB nous fait part de l’idée de mettre les bus sur la dalle de la gare !

L’idée est évidement séduisante à plus d’un titre :

  1. on crée une gare multimodale performante et moderne à la pointe de la mobilité en Europe. Seules deux gares le sont aujourd’hui (Montpellier et une ville anglaise)
  2. on donne enfin une fonction à la dalle en attente depuis 15 ans !
  3. on permet la création d’un centre commercial cousu main pour Namur. Il n’y a pas d’autres alternatives possibles en ville ! On crée du parking en bordure de corbeille.
  4. le boulevard E.Mélot peut faire l’objet d’une revitalisation complète et la rue Rogier devrait également ressentir les effets positifs de cette évolution.

 

Il restait encore à faire valider l’option par la SRWT. Le 4 décembre, celle-ci estimait spatialement possible de mettre 40 bus sur la dalle et de les faire monter.

 

Il faut évidement étudier tous les autres aspects du problème, notamment :

  • La faisabilité d’établir une gare intermodal bus / train / taxis/vélo
  • L’intégration urbanistique de la rampe d’accès et la couverture de la gare
  • La circulation dans tout le périmètre du quartier de la gare
  • La détermination d’un périmètre de remembrement urbain
  • Le réaménagement plus convivial de la place des la Station
  • L’établissement d’une bonne liaison piétonne entre cette zone commerciale et la gare intermodale à établir sur la dalle
  • L’établissement d’une bonne liaison piétonne entre la place de la station et Bomel.

 

C’est à cette fin qu’une convention Ville-SRWT et SNCB sera présentée au Conseil communal de mars pour étudier finement tous ces aspects et permettre au Conseil, s’il juge le projet pertinent, d’initier un périmètre de remembrement urbain qui permette de concrétiser nos ambitions pour le nord de la corbeille : un centre commercial plus attractif, une gare multimodale moderne qui donne une fonction d’intérêt public à la dalle SNCB et une renaissance complète d’une partie de notre ville qui est quelque peu en souffrance ces dernières années.

 

Un tel chantier représente une chance pour notre cité.


Notre majorité entend concrétiser ainsi son projet de ville. Il est heureux que nous puissions compter sur la collaboration de la SNCB et de la SRWT.


Conseil Communal du 16 février 2009

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Aménagement du Territoire
Recommander

Présentation

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Images Aléatoires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus