Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 15:37

 
Les 7 et 11 janvier, plus de 150 personnes se sont déplacées pour la présentation du schéma directeur d’aménagement durable de Bomel/Saint-Servais, un véritable plan de bataille pour relancer ces deux quartiers  « en souffrance » de Namur. Avec ma collègue, Patricia Granchamps, échevine de la mobilité et des travaux, nous avons expliqué les projets contenus dans ce schéma directeur. La participation citoyenne est également au cœur de ce nouveau projet de ville et nous avons souhaité que les habitants s’y associent pour garantir sa réussite.

D. Belayew 2006 CEFOGEO - FUNDP 



Près de 9000 personnes habitent les quartiers « statistiques » de Bomel et Saint-Servais. Les deux secteurs ont véritablement besoin d’un nouvel élan et les comités de quartiers le rappellent aux autorités communales depuis longtemps. Ces quartiers sont des lieux de vie dont il faut absolument préserver la qualité pour favoriser l’habitat en ville et freiner l’étalement urbain.

 

Les problèmes rencontrés par les habitants sont nombreux : le fractionnement des maisons unifamiliales et la paupérisation des petits logements, un isolement dû à la barrière ferroviaire, un sentiment d’abandon et de laisser aller des espaces publics, le détachement du centre-ville par la barrière ferroviaire, une mobilité piétonne peu aisée, le manque d’emplacements de stationnement, un enclavement et un isolement des cités sociales, une faible utilisation du Ravel pour des raisons de sécurité, et enfin un manque d’équipements notamment pour les familles avec enfants

 

Fort heureusement, le profil de Bomel et de Saint-servais présente également de nombreux atouts qui n’attendent qu’à être valorisés :

  •  la proximité du centre-ville et de services (commerces, piscine, etc.)
  •  la présence du RaveL, les vallées du Houyoux et de l’Arquet comme éléments structurants des quartiers
  •  les nombreuses friches ou chancres urbains valorisables, en zone d’habitat, appartenant pour certaines à la Ville de Namur
  •  un intéressant patrimoine industriel à rénover et à requalifier
  • des « coulées vertes » importantes dans la vallée principale. Notons également la présence d’une zone NATURA 2000 constituée par les anciennes carrières d’Hasty Moulin (+/- 17 ha) 
  • une démographie dynamique : population en hausse, population jeune avec enfants, diversité culturelle,… 

Le diagnostic posé, il fallait un plan d’action à court, moyen et long terme : le schéma directeur. Celui-ci constitue un guide destiné à orienter les pouvoirs publics et privés, en partenariat avec la population, vers un objectif d’amélioration qualitative et durable des quartiers.

Il articule ses propositions sur trois grands axes géographiques :

  • l’axe du Hoyoux
  • l’axe de la Gare 
  • l’axe du Ravel 

Le long de ces axes, des parcelles stratégiques (privés ou publiques) sont identifiées ainsi que les espaces publics à enjeux. Les objectifs principaux de réhabilitation sont les suivants :

- le renforcement du
lien entre les deux quartiers et le centre-ville.

le développement des liaisons inter-quartiers.

le réaménagement des espaces publics.

l’amélioration de l’accès aux espaces verts et leur valorisation.

- la rénovation du bâti existant en excluant les divisions des maisons unifamiliales et  en améliorant les performances énergétiques.

la création de nouveaux logements en privilégiant l’habitat familial de qualité 

la création de nouveaux équipements de quartier permettant l’organisation d’activités culturelles, de lieux de rencontre pour les différentes classes d’âges,…

 

La participation citoyenne conditionne la réussite du projet

 

Des fiches projets ont été conçues pour appliquer ces grands principes aux nombreux terrains stratégiques relevés sur les 3 axes. Elles permettent de disposer immédiatement de la carte d’identité d’une propriété et proposent un projet concret et concerté pour chacune des parcelles. Ces fiches constituent donc un véritable guide tant pour les pouvoirs publics que pour les pouvoirs privés qui peuvent ainsi travailler ensemble sur ce projet. La Ville de Namur, via la Régie foncière et le CPAS, possède, par ailleurs, certaines de ces propriétés sur lesquelles il sera rapidement possible d’agir.

                                                                   

Plusieurs échevins sont concernés par ces fiches. La nécessité d’un travail en commun apparaît comme une condition sine qua non de la réussite de l’entreprise. Les autres pouvoirs publics sont également associés à la démarche.

 

Afin de s’assurer un partenariat qualitatif et fructueux avec le secteur privé, nous serons présents à Cannes, en collaboration avec le BEP, pour présenter certaines fiches à l’occasion du Marché International des Professionnels de l’Immobilier en mars 2010.

 

 

En ce qui concerne l’implication de la population dans la mise en œuvre du schéma, un comité de suivi citoyen va être mis en place. En effet, tout comme la participation des citoyens à l’élaboration du schéma, leur implication dans l’élaboration des projets est une des conditions de réussite. Le comité s’assurera du respect de la philosophie générale du schéma et sera associé à la conception et la réalisation de chacun des projets. Suggestions, amendements et améliorations éventuelles seront donc possible pour les habitants.

 

Le comité de suivi sera ouvert à un représentant par parti pour manifester le soutien clair de notre Conseil communal qui a voté à l’unanimité le schéma directeur.

 

 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Aménagement du Territoire
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 09:42

Voeux Cabinet Gavroy

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : J'aimerais vous dire...
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 09:25

Comme chaque année, à la période des fêtes de Noël-Nouvel An, l’ouverture des portes de commerces namurois pose davantage question. Il fait souvent froid, voire polaire, et de nombreux clients interpellent les commerçants et les autorités communales sur une pratique de plus en plus mal acceptée et acceptable.

 

 

Un problème à plusieurs facettes :


L’ouverture des portes des commerces en hiver est un problème à plus d’un titre :

  • Il entraîne une surconsommation de chauffage qui augmente inutilement la production de CO2, principal gaz à effet de serre, et épuise en pure perte des réserves énergétiques non renouvelables et limitées… de quoi s'interroger sur la pertinence de chauffer un magasin pour en laisser les portes ouvertes !
  • Il apporte un réel inconfort au personnel des magasins concernés, qui n’ose pas toujours s’en plaindre.
  • Il donne une mauvaise image au centre-ville et à la fonction commerciale (gaspillage facilement évitable alors que les problèmes écologiques et sociaux sont réels).

 

 

La sensibilisation d’abord


En janvier 2007, interpellé par quelques citoyens, nous avions lancé une campagne de sensibilisation auprès des commerçants pour fermer les portes des magasins lorsque les grands froids font leur apparition.

Cette tournée avait connu un écho sympathique et intéressé de nombreux patrons et employés de commerces namurois. Mais les grandes chaînes commerciales, dont le siège social n’est pas à Namur, n’avaient pu être valablement interpellées.

En 2008, les Amis de la Terre avaient diffusé 140 petites affiches « portes fermées, entrez donc », une initiative qui avait reçu un accueil semblable à notre première sensibilisation.

 

Il est rapidement apparu qu’il fallait prendre le problème à la racine pour espérer enregistrer de meilleurs résultats. Oui, mais comment ?

Contraindre à fermer ? Impossible à mettre en œuvre.

Revoir la fiscalité? Pas possible à notre niveau de pouvoir.

 

 

Agir sur les demandes de permis d’urbanisme

 

La seule mesure applicable et efficace que la commune peut mettre en place est de prévoir un système de fermeture des portes à chaque rénovation ou transformation de vitrine commerciale. C’est pourquoi, nous conditionnons l’octroi d’un permis d’urbanisme à l’obligation d’installer un système de fermeture des portes. Dans le périmètre commercial étudié, depuis janvier 2007, tous les permis octroyés intègrent cette disposition. C’est ainsi que 29 nouvelles vitrines commerciales ont été dotées d’un système permettant la fermeture des portes.


Voir la Carte de systemes de fermeture Carte de systemes de fermeture des commerces du centre de Namur

 

L’affaire de tous !


Ces impositions n’ont pas suscité d’opposition des propriétaires ou des firmes commerciales. Petit à petit, notre centre-ville prend donc un visage plus conforme à l’image de ville verte qu’offre Namur (voir carte en annexe).

Il reste cependant du chemin à accomplir pour que tous les commerces soient dotés d’un système de fermeture des portes et pour que ceux-ci soient réellement utilisés dès les premiers froids (voir carte en annexe).

 

La Ville de Namur et son service de l’urbanisme assument leur responsabilité. Avec les commerçants, le personnel des magasins et les clients, nous arriverons certainement à résoudre définitivement ce problème, comme le montre le travail accompli en trois ans.

 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Energie
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 10:29

         

Imaginez-vous les piétons, les cyclistes et même le train touristique de la citadelle foulant à nouveau le passage de cette porte d’entrée vers le centre-ville… Voilà comment mettre en valeur ce vestige de notre passé laissé jusque ici pour compte.

 

Dernier vestige de la grande enceinte qui entourait Namur jusqu’à la fin du 19ème siècle, la porte de Bordial nous rappelle notre passé de ville forte, compacte et ramassée. On peut d’ailleurs encore s’en rendre compte en se promenant dans le centre de Namur mais on peut surtout en mesurer les effets aujourd’hui car la majorité des services collectifs sont toujours installés au centre-ville : administration, commerces, écoles, infrastructures culturelles, marchés, fêtes, espaces publics de rencontres… C’est le fameux modèle namurois qui donne à Namur tout son éclat. Il convient alors de le préserver et de le renforcer. C’est pourquoi, nous travaillons sur un projet de nouvelle gare de bus, d’un nouveau centre commercial ou encore d’un nouveau palais de justice.

 

Autrement dit voici comment relier le passé de Namur avec un avenir qu’on lui promet durable….

                                                                                                 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : J'aimerais vous dire...
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 10:40

Nous avions invité la presse, le vendredi 4 décembre, en compagnie du responsable du service archéologie de la Province de Namur, Christian Frebutte, pour observer les premiers résultats des fouilles de la porte de Bordial. Une présentation des dernières découvertes archéologiques de cet ensemble défensif construit vers les années 1640.IMG_5053.JPG

 

En 2002, un sondage avait déjà été creusé au pied de la porte mais c’est en 2007, sous l’impulsion de l’échevin de la Citadelle, que le dossier est relancé. La Ville de Namur, en tant que propriétaire de ce joyau de notre patrimoine, entend préserver et développer le potentiel touristique et culturel du site, tout en assurant son entretien et sa pérennité. Un ouvrage de longue haleine.  

 

La restauration et la mise en valeur de la Porte de Bordial sont d’une grande importance car celle-ci est la seule des six anciennes portes de l’enceinte urbaine qui a subsisté. Elle était complétée par un bastion étendu jusqu’à la Sambre afin de bloquer tout accès à la ville en cas de siège. Ce système fut complété par un fossé creusé dans le schiste.

 

Une première campagne de fouilles aboutit au dégagement de la plus grande partie du fossé et à la mise au jour des piles en brique élevées après 1854.

 

Des fouilles complémentaires liées au projet de restauration et effectuées par le Service de l’Archéologie (S.P.W.) ont commencé en août 2009. Une tranchée de 17m de long a été pratiquée au pied de l’extrémité nord des piles en brique. Les intervalles entre ces piles ont également fait l’objet de fouilles ainsi que leurs extrémités sud.

 

 

Trois ponts pour une porte

 

Plusieurs maçonneries ont été mises au jour à l’emplacement du fossé. Elles appartiennent indubitablement au pont qui permettait de franchir ce dernier.

 

La première phase de cet ouvrage (milieu du XVIIème siècle) comportait au moins quatre piles construites en moellons calcaires et fondées assez profondément. Le sommet de ces piles était revêtu de dalles soigneusement taillées, ce qui laisse présager qu’elles supportaient une structure en bois sur laquelle reposait le tablier. Un pont-levis permettait d’interrompre tout passage.Resultat-fouilles-decembre-09.JPG

 

Vers 1756, le portail est modifié par Philippe Phazelle. La deuxième phase du pont est vraisemblablement conçue dans la foulée de ces travaux. Celle-ci semble avoir réutilisé une partie des piles primitives tout en nécessitant la mise en place de deux nouvelles piles construites avec moins de soin.

 

Enfin, la troisième phase du pont est mise en chantier après 1854. Le tablier repose cette fois sur cinq piles en brique. Cet aménagement disparaîtra à la fin du XIXème siècle, lors du remblayage du fossé. A cette époque intervient la destruction de la plus grande partie du bastion associée à la création de la rue Bord de l’Eau.

De manière à compléter les informations obtenues jusqu’à présent, d’autres investigations sont prévues dans les prochains mois : la mise au jour du pavage de l’esplanade située à l’ouest du pont, ainsi que le creusement de plusieurs sondages, notamment au niveau de la plate-forme couvrant la porte.

La restauration vise à rendre intelligible la dernière porte de l'enceinte urbaine de Namur. Elle s’accompagnera d’un aménagement des abords, de la pose d’un nouveau pont sur les piles mises au jour, et de la création d’un cheminement sécurisé et agréable à travers la porte depuis le pied de la Rampe Verte jusqu'à l'Avenue Jean 1er.

 

Avec le Service de l’Archéologie et les architectes désignés pour la restauration, la ville de Namur veut monter un dossier complet au printemps pour le soumettre à la Région wallonne. Il s’agit de convaincre le Ministre du Patrimoine d’inscrire la porte de Bordial dans ses prochains budgets. C’est à ce prix qu’elle retrouvera tout son lustre d’antan.

 

                                                                                                                                  126

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Citadelle
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