Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 10:47

Nous avons appris avec satisfaction le refus par le Ministre Philippe HENRY de la demande de permis pour le projet CITTA VERDE à Farciennes. Farouchement opposé à ce projet depuis 3 ans, Le Collège namurois ne peut que se réjouir à l’annonce d’une telle nouvelle.

 

Pour mémoire, en séance du 28 août 2007, le Collège communal namurois s’est déjà opposé au projet « Citadelle » en exerçant son droit de recours à l’encontre de la décision d’octroi du permis unique. Suite à ce recours, le précédent Ministre de l’Aménagement du Territoire, André ANTOINE avait déjà refusé le projet. Deux solutions s’offraient alors au promoteur : introduire un recours au Conseil d’Etat contre la décision ministérielle ou revoir sa copie. Le promoteur a finalement opté pour la seconde solution.

 

Soumis à l’enquête publique fin janvier 2009, ce second projet, rebaptisé à l’occasion CITTA VERDE, n’avait pas convaincu le Collège namurois quant au respect des principes fondamentaux d’un bon aménagement territorial.

 

Défendre et renforcer un modèle durable d’implantation commerciale :

Namur désire protéger et renforcer ses deux axes commerçants forts (hypercentre de la Corbeille et axe Materne à Jambes), situés en centre-urbain et bien desservis en transports en commun. La Ville s’est d’ailleurs opposée sur son propre territoire au projet d’un centre commercial décentré et concurrent à Rhisnes. En outre, à Namur, chaque demande d’implantation commerciale est analysée avec l’outil d’aide à la décision du BEP, dont un des avantages est de pouvoir appréhender les projets à l’échelle supracommunale.

 

Un projet non complémentaire et trop proche :

Namur avait donc, à nouveau, exercé son droit de recours à l’encontre d’un projet (52 hectares, 62 cellules dont douze grandes surfaces et trente moyennes, 1.500 places de parking) dont la dimension dépassait évidemment le niveau local. Bien que Farciennes ne soit pas une commune limitrophe de Namur, elle est située à peine à 20 km à vol d’oiseau. Dès lors, il est incontestable que ces nouvelles enseignes, « de type moyen à haut de gamme », auraient eu des conséquences négatives sur les commerces existants de Namur.

 

Une vision dépassée de l’aménagement du territoire :

Etabli entre les pôles urbains de Namur et de Charleroi, éloigné des infrastructures de transport en commun, dans une région où l’offre commerciale est déjà pléthorique, ce projet témoigne d’une vision passéiste de l’aménagement du territoire.

 

A l’heure où les préoccupations se tournent vers une requalification des centres urbains, soutenue par une mobilité douce, le Collège namurois tient à remercier publiquement le Ministre Henry d’avoir tenu tête à la spéculation immobilière, en privilégiant l’intérêt public et une vision responsable de l’aménagement du territoire wallon.

 

Le Collège communal de la Ville de Namur

 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Aménagement du Territoire
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 15:37

 
Les 7 et 11 janvier, plus de 150 personnes se sont déplacées pour la présentation du schéma directeur d’aménagement durable de Bomel/Saint-Servais, un véritable plan de bataille pour relancer ces deux quartiers  « en souffrance » de Namur. Avec ma collègue, Patricia Granchamps, échevine de la mobilité et des travaux, nous avons expliqué les projets contenus dans ce schéma directeur. La participation citoyenne est également au cœur de ce nouveau projet de ville et nous avons souhaité que les habitants s’y associent pour garantir sa réussite.

D. Belayew 2006 CEFOGEO - FUNDP 



Près de 9000 personnes habitent les quartiers « statistiques » de Bomel et Saint-Servais. Les deux secteurs ont véritablement besoin d’un nouvel élan et les comités de quartiers le rappellent aux autorités communales depuis longtemps. Ces quartiers sont des lieux de vie dont il faut absolument préserver la qualité pour favoriser l’habitat en ville et freiner l’étalement urbain.

 

Les problèmes rencontrés par les habitants sont nombreux : le fractionnement des maisons unifamiliales et la paupérisation des petits logements, un isolement dû à la barrière ferroviaire, un sentiment d’abandon et de laisser aller des espaces publics, le détachement du centre-ville par la barrière ferroviaire, une mobilité piétonne peu aisée, le manque d’emplacements de stationnement, un enclavement et un isolement des cités sociales, une faible utilisation du Ravel pour des raisons de sécurité, et enfin un manque d’équipements notamment pour les familles avec enfants

 

Fort heureusement, le profil de Bomel et de Saint-servais présente également de nombreux atouts qui n’attendent qu’à être valorisés :

  •  la proximité du centre-ville et de services (commerces, piscine, etc.)
  •  la présence du RaveL, les vallées du Houyoux et de l’Arquet comme éléments structurants des quartiers
  •  les nombreuses friches ou chancres urbains valorisables, en zone d’habitat, appartenant pour certaines à la Ville de Namur
  •  un intéressant patrimoine industriel à rénover et à requalifier
  • des « coulées vertes » importantes dans la vallée principale. Notons également la présence d’une zone NATURA 2000 constituée par les anciennes carrières d’Hasty Moulin (+/- 17 ha) 
  • une démographie dynamique : population en hausse, population jeune avec enfants, diversité culturelle,… 

Le diagnostic posé, il fallait un plan d’action à court, moyen et long terme : le schéma directeur. Celui-ci constitue un guide destiné à orienter les pouvoirs publics et privés, en partenariat avec la population, vers un objectif d’amélioration qualitative et durable des quartiers.

Il articule ses propositions sur trois grands axes géographiques :

  • l’axe du Hoyoux
  • l’axe de la Gare 
  • l’axe du Ravel 

Le long de ces axes, des parcelles stratégiques (privés ou publiques) sont identifiées ainsi que les espaces publics à enjeux. Les objectifs principaux de réhabilitation sont les suivants :

- le renforcement du
lien entre les deux quartiers et le centre-ville.

le développement des liaisons inter-quartiers.

le réaménagement des espaces publics.

l’amélioration de l’accès aux espaces verts et leur valorisation.

- la rénovation du bâti existant en excluant les divisions des maisons unifamiliales et  en améliorant les performances énergétiques.

la création de nouveaux logements en privilégiant l’habitat familial de qualité 

la création de nouveaux équipements de quartier permettant l’organisation d’activités culturelles, de lieux de rencontre pour les différentes classes d’âges,…

 

La participation citoyenne conditionne la réussite du projet

 

Des fiches projets ont été conçues pour appliquer ces grands principes aux nombreux terrains stratégiques relevés sur les 3 axes. Elles permettent de disposer immédiatement de la carte d’identité d’une propriété et proposent un projet concret et concerté pour chacune des parcelles. Ces fiches constituent donc un véritable guide tant pour les pouvoirs publics que pour les pouvoirs privés qui peuvent ainsi travailler ensemble sur ce projet. La Ville de Namur, via la Régie foncière et le CPAS, possède, par ailleurs, certaines de ces propriétés sur lesquelles il sera rapidement possible d’agir.

                                                                   

Plusieurs échevins sont concernés par ces fiches. La nécessité d’un travail en commun apparaît comme une condition sine qua non de la réussite de l’entreprise. Les autres pouvoirs publics sont également associés à la démarche.

 

Afin de s’assurer un partenariat qualitatif et fructueux avec le secteur privé, nous serons présents à Cannes, en collaboration avec le BEP, pour présenter certaines fiches à l’occasion du Marché International des Professionnels de l’Immobilier en mars 2010.

 

 

En ce qui concerne l’implication de la population dans la mise en œuvre du schéma, un comité de suivi citoyen va être mis en place. En effet, tout comme la participation des citoyens à l’élaboration du schéma, leur implication dans l’élaboration des projets est une des conditions de réussite. Le comité s’assurera du respect de la philosophie générale du schéma et sera associé à la conception et la réalisation de chacun des projets. Suggestions, amendements et améliorations éventuelles seront donc possible pour les habitants.

 

Le comité de suivi sera ouvert à un représentant par parti pour manifester le soutien clair de notre Conseil communal qui a voté à l’unanimité le schéma directeur.

 

 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Aménagement du Territoire
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 09:42

Voeux Cabinet Gavroy

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : J'aimerais vous dire...
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 09:25

Comme chaque année, à la période des fêtes de Noël-Nouvel An, l’ouverture des portes de commerces namurois pose davantage question. Il fait souvent froid, voire polaire, et de nombreux clients interpellent les commerçants et les autorités communales sur une pratique de plus en plus mal acceptée et acceptable.

 

 

Un problème à plusieurs facettes :


L’ouverture des portes des commerces en hiver est un problème à plus d’un titre :

  • Il entraîne une surconsommation de chauffage qui augmente inutilement la production de CO2, principal gaz à effet de serre, et épuise en pure perte des réserves énergétiques non renouvelables et limitées… de quoi s'interroger sur la pertinence de chauffer un magasin pour en laisser les portes ouvertes !
  • Il apporte un réel inconfort au personnel des magasins concernés, qui n’ose pas toujours s’en plaindre.
  • Il donne une mauvaise image au centre-ville et à la fonction commerciale (gaspillage facilement évitable alors que les problèmes écologiques et sociaux sont réels).

 

 

La sensibilisation d’abord


En janvier 2007, interpellé par quelques citoyens, nous avions lancé une campagne de sensibilisation auprès des commerçants pour fermer les portes des magasins lorsque les grands froids font leur apparition.

Cette tournée avait connu un écho sympathique et intéressé de nombreux patrons et employés de commerces namurois. Mais les grandes chaînes commerciales, dont le siège social n’est pas à Namur, n’avaient pu être valablement interpellées.

En 2008, les Amis de la Terre avaient diffusé 140 petites affiches « portes fermées, entrez donc », une initiative qui avait reçu un accueil semblable à notre première sensibilisation.

 

Il est rapidement apparu qu’il fallait prendre le problème à la racine pour espérer enregistrer de meilleurs résultats. Oui, mais comment ?

Contraindre à fermer ? Impossible à mettre en œuvre.

Revoir la fiscalité? Pas possible à notre niveau de pouvoir.

 

 

Agir sur les demandes de permis d’urbanisme

 

La seule mesure applicable et efficace que la commune peut mettre en place est de prévoir un système de fermeture des portes à chaque rénovation ou transformation de vitrine commerciale. C’est pourquoi, nous conditionnons l’octroi d’un permis d’urbanisme à l’obligation d’installer un système de fermeture des portes. Dans le périmètre commercial étudié, depuis janvier 2007, tous les permis octroyés intègrent cette disposition. C’est ainsi que 29 nouvelles vitrines commerciales ont été dotées d’un système permettant la fermeture des portes.


Voir la Carte de systemes de fermeture Carte de systemes de fermeture des commerces du centre de Namur

 

L’affaire de tous !


Ces impositions n’ont pas suscité d’opposition des propriétaires ou des firmes commerciales. Petit à petit, notre centre-ville prend donc un visage plus conforme à l’image de ville verte qu’offre Namur (voir carte en annexe).

Il reste cependant du chemin à accomplir pour que tous les commerces soient dotés d’un système de fermeture des portes et pour que ceux-ci soient réellement utilisés dès les premiers froids (voir carte en annexe).

 

La Ville de Namur et son service de l’urbanisme assument leur responsabilité. Avec les commerçants, le personnel des magasins et les clients, nous arriverons certainement à résoudre définitivement ce problème, comme le montre le travail accompli en trois ans.

 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : Energie
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 10:29

         

Imaginez-vous les piétons, les cyclistes et même le train touristique de la citadelle foulant à nouveau le passage de cette porte d’entrée vers le centre-ville… Voilà comment mettre en valeur ce vestige de notre passé laissé jusque ici pour compte.

 

Dernier vestige de la grande enceinte qui entourait Namur jusqu’à la fin du 19ème siècle, la porte de Bordial nous rappelle notre passé de ville forte, compacte et ramassée. On peut d’ailleurs encore s’en rendre compte en se promenant dans le centre de Namur mais on peut surtout en mesurer les effets aujourd’hui car la majorité des services collectifs sont toujours installés au centre-ville : administration, commerces, écoles, infrastructures culturelles, marchés, fêtes, espaces publics de rencontres… C’est le fameux modèle namurois qui donne à Namur tout son éclat. Il convient alors de le préserver et de le renforcer. C’est pourquoi, nous travaillons sur un projet de nouvelle gare de bus, d’un nouveau centre commercial ou encore d’un nouveau palais de justice.

 

Autrement dit voici comment relier le passé de Namur avec un avenir qu’on lui promet durable….

                                                                                                 

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : J'aimerais vous dire...
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