Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 16:36

Droit de réponse de l’échevin Arnaud Gavroy suite aux informations parues dans le journal La Meuse de ce 23 février 2009



Mis en cause par le journal La Meuse de ce matin, je tiens fermement à réfuter les amalgames et les contre-vérités contenus dans cet article au sujet de l’utilisation de la carte essence d’échevin en 2007.

 

 

Personnellement et violemment mis en cause, je déplore amèrement que le journaliste qui publie des informations contenues dans un courrier daté du 21 février 2008 ne les ait pas vérifiées avant de les publier et qu’il n’ait pas plus pris la peine de les mettre en contexte ou de s’interroger sur les suites qui furent données au courrier sous référence. Je m’étonne de ne pas avoir au moins été confronté à ces informations inexactes avant leur publication afin de pouvoir y réagir et éviter la publication d’informations fausses. Chacun jugera le procédé quant à son élégance, à la prudence et à la rigueur journalistique appliquée en l’occurrence.

 

Contrairement à ce que le laisse entendre La Meuse, le document incriminé n’est pas un rapport officiel fait au Collège de la Ville de Namur. Celui-ci n’en a jamais été saisi. Par conséquent, il n’aurait pu demander des éclaircissements, ni encore moins le transmettre à la Justice. Dans cette affaire, le Collège a toujours transmis d’initiative toutes les pièces utiles tant au Procureur qu’au Ministre Courard. L’accusation de dissimulation à l’encontre du Collège est donc fausse et à la limite du diffamatoire.

 

Ce document est un courrier du chef de service Logistique à son échevin compétent Bernard Ducoffre dans lequel il pose un certain nombre de questions. L’échevin Ducoffre en a transmis une copie au Bourgmestre qui m’en a informé oralement. Il n’y avait rien de neuf par rapport à la problématique des cartes d’essence et des voitures du pool Collège telle que déjà connue à l’époque, sauf une accusation d’avoir profité d’une carte et d’un code chauffeur pour faire deux pleins pour un total de 96 litres. Lorsque j’ai été informé de ce soupçon, soit le 25 février 2008, j’ai immédiatement rencontré le chef de service en question pour lui signifier que je n’étais pas l’auteur de ce fait. La chose était matériellement impossible puisque j’étais en séance du Collège au moment des deux pleins incriminés. Le chef de service a reconnu son erreur et, après enquête, a déterminé qu’il s’agissait d’un chauffeur qui avait utilisé le code d’un de ses collègues ! Vous trouverez en annexe le document attestant ma bonne foi et éteignant de facto la polémique relative à ces 90 litres de carburant. Je m’étonne donc que ce document n’ait pu être en possession de La Meuse alors que le journal a pu obtenir facilement le premier courrier. Si j’avais été interrogé préalablement à la publication de ce rapport, j’aurais pu corriger cette information.

 

Le courrier dont question et sa présentation par La Meuse sont malheureusement truffés d’autres approximations et de contre-vérités :

 

  1. Le seul quota de carburant défini par une délibération du Collège concernait la carte d’essence personnelle mise, jusqu’il y a peu, à disposition de chaque échevin. Il était de 1.800 litres en 2007. Je rappelle que j’en ai utilisé 1.498 litres cette même année, dans le cadre de mes déplacements professionnels. Parler de dépassement de quota est, dans ce cadre, une erreur !
  2. La voiture Opel Zafira du pool Collège est attribuée en priorité, mais non exclusivement, aux quatre échevins et président de CPAS Ecolo. Il est faux de prétendre que je dispose personnellement et en permanence d’une voiture Collège. Tous les membres du Collège sont logés à la même enseigne. L’entièreté du kilométrage ne peut donc m’être attribuée.

Par ailleurs, les kilomètres parcourus le sont indépendamment des quotas d’essence attribués à chaque mandataire jusqu’il y a peu.

Précisons encore que les 956 litres utilisés en 2007 sont en-dessous des niveaux de 2004 (1.050 litres) et de 2005 (1.294 litres), ce qui démontre à suffisance que l’usage qui est en fait par les mandataires concernés se situe dans la norme et est tout à fait raisonnable pour une Ville de la taille de Namur.

Pour ce qui me concerne, j’ai également et sans difficulté justifié mes déplacements professionnels avec ce véhicule.

 

  1. Lorsque deux échevins du même parti doivent effectuer un déplacement au même moment, il tombe sous le sens qu’un des deux doit prendre un autre véhicule du pool Collège, même si celui-ci est en principe attribué à un parti qui n’est pas le sien. Il est par exemple déjà arrivé que la Zafira « Ecolo » soit utilisée par un échevin MR sans que l’on trouve quoique ce soit à y redire ! Lorsqu’on rentre d’un déplacement après la fermeture de l’administration, il paraît « normal » de conserver la clé au secrétariat de son cabinet. Tout ceci procède d’une gestion pratique sans qu’il faille y voir un détournement des normes.

 

J’avais cru avoir fait l’essentiel il y a 8 mois en m’expliquant dans le détail quant à l’utilisation des facilités accordées aux échevins namurois en matière de mobilité. Je suis disponible pour réitérer ces explications à quiconque le souhaite.

 

Je rappelle également la décision des mandataires ECOLO de renoncer à ce système dès avant son annulation par le Ministre Courard et de rembourser la totalité des pleins d’essence effectués depuis le début de la législature avec les cartes essence de la Ville de Namur, par désaccord avec un système peu clair hérité du passé et par volonté de clarification, conforme avec l’éthique de tout mandataire écologiste.

 

Cela étant précisé, il me semble utile de revenir sur les conditions de travail d’un échevin à Namur, ville de 107.000 habitants, plus étendue que les 19 communes bruxelloises réunies. Le citoyen est en droit d’avoir des échevins, particulièrement s’ils ont en charge des matières comme l’urbanisme, le patrimoine ou les travaux, qui sortent de leur bureau et qui vont sur le terrain pour étudier en profondeur les dossiers. Il est normal, logique et souhaitable que nous disposions dans ce cadre des moyens minimaux de remplir notre tâche. Il serait temps de cesser de critiquer n’importe quoi n’importe comment à Namur. Le Collège ne manque pas de déontologie. Il travaille dur pour redresser la commune et répondre aux exigences citoyennes, sans détourner les deniers publics ou disposer de moyens comparables à ceux déployés à Liège ou Charleroi.

 

Pour ma part, mes efforts sont tout entiers tournés vers la réalisation des objectifs que la majorité namuroise s’est fixés, notamment en vue d’un aménagement plus durable de notre belle ville.

 

Arnaud GAVROY

Premier échevin de la Ville de Namur

Par Arnaud Gavroy - Publié dans : J'aimerais vous dire...
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